L’Afrique vue du don : esquisse d’une sociologie
DOI :
https://doi.org/10.5281/zenodo.17985301Résumé
Résumé
L’esquisse d’une sociologie du don en Afrique est un exercice fastidieux mais bien pertinent en raison de la résurgence de la grande importance du don dans un contexte africain de plus en plus marqué par la problématique de la diminution de l’Aide internationale. Basé sur une revue de littérature non systématique et narrative, l’article étudie, d’une part, les formes des pratiques du don et brosse, de l’autre, le portrait des paradigmes et théories applicables au don. L’exercice fait ressortir deux conclusions majeures aussi pratiques que théoriques. Dans son aspect relatif aux pratiques sociales et selon les contextes, les principales formes que revêt le don sont de quatre ordres : le don rituel, le don coutumier, le don comme ruse, le don organisationnel. L’aspect inhérent à la conceptualisation fait état des paradigmes et théories classiques. En effet, les théories sur la gratuite ou non d’un don telles l’impossibilité de penser le don dans sa pureté altruiste, la triple obligation du don, le don en tant qu’acte désintéressé et donc gratuit, alimentent la question. Ces théories sont élaborées dans la perspective de quatre paradigmes : le holisme méthodologique qui met l’accent sur le seul moment de l’obligation ou de la nécessité ; l’individualisme méthodologique qui ne retient que l’intérêt pour soi ou le sentiment de liberté du donateur ; le tiers paradigme et le relationnisme méthodologique. Ces deux derniers paradigmes paraissent mieux appropriés pour étudier le don organisationnel de la philanthropie moderne à cause de la multiplicité des acteurs et des intermédiaires qu’il implique. Les conclusions majeures de l’article sont, in fine, complétées par la notion de « don minimalement conditionné » pour l’étude du don organisationnel philanthropique sur le Continent.
Mots-clés : Sociologie du don, Paradigmes du don, Théories du don, Afrique.
Abstract
Outlining a sociology of giving in Africa is a tedious but very relevant exercise due to the resurgence of the importance of giving in an African context increasingly marked by the issue of declining international aid. Based on a non-systematic and narrative review, the article examines the forms of giving practices on the one hand and outlines the paradigms and theories applicable to giving on the other. The exercise highlights two major conclusions that are both practical and theoretical. In terms of social practices and depending on the context, there are four main forms of giving: ritual giving, customary giving, giving as a trick, and organizational giving. The inherent aspect of conceptualization refers to classic paradigms and theories. Indeed, theories on the gratuity or not of a gift such as the impossibility of thinking about giving in its altruistic purity, the triple obligation of giving, giving as a selfless, address the topic. These theories are developed from the perspective of four paradigms: methodological holism that emphasizes the sole moment of obligation or the necessity; methodological individualism which considers only the donor’s self-interest or sense of freedom; the third paradigm and methodological relationism. These last two paradigms seem more appropriate to study the organizational gift of the modern philanthropy because of the multiplicity of actors and intermediaries it involves. The article’s main conclusions are ultimately complemented by the notion of "minimally conditioned giving" for the study of organizational philanthropic giving in Africa.
Keywords: Sociology of Giving, Paradigms of Giving, Theories of Giving, Africa.
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